Paroles de militants

Suivez les réflexions, récits et témoignages des militants de la section

Plan de lutte contre les violences faites aux Femmes                BRAVO !   Mais…

Le Président de la République a présenté, le 25 novembre, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes, décrétée  "grande cause du quinquennat".

 Nous saluons cette annonce qui repose, à juste titre, sur des actions transversales multiformes visant notamment l’éducation et le combat culturel en faveur de l’égalité, un meilleur accompagnement des victimes et le renforcement de l’arsenal  répressif.

Sa mise en œuvre ne pourra pas faire l’économie de poser et, surtout, de résoudre des questions de moyens et de cohérence.

Décréter des priorités suppose en effet que les moyens budgétaires et organisationnels leur soient associés : en l’état du débat budgétaire, comme des objectifs affichés pour reformater l’action publique,  les Moyens ne sont pas garantis…

Sur un autre plan, la suppression, demain, des CHSCT dans les entreprises peut priver la lutte contre les violences et  les discriminations sexistes sur les lieux de travail d’un outil indispensable.

Nous souhaitons  qu’au-delà des annonces, une large concertation soit ouverte permettant d’aborder l’ensemble de ces sujets pour garantir cohérence et efficacité.

 

 

René BUATOIS - Décembre 2017

Devant les maires de France, le Président Macron rejoue le candidat Macron

Le Président de la République était très attendu par les élus locaux rassemblés au 100ème Congrès des maires de France. Depuis cet été, comme l’a justement rappelé André Laignel, vice-Président de l’AMF, ils doivent supporter les coups de rabots d’une politique à la fois injuste et inefficace qui s’est déjà traduite pour les collectivités locales par une baisse de 300 millions de dotations, la suppression de 170.000 contrats aidés en 2017 (110.000 de plus sont prévus en 2018), la ponction de 1,5 milliards sur les organismes HLM ou encore la baisse des APL.

Le dialogue territorial est arrivé à un tel degré d’indigence que le Président de la République a du faire son mea culpa et déclarer que la concertation n’avait pas été à la hauteur des prétentions du Pacte de confiance qu’il avait promis d’installer et qui s’est transformé en quelques mois en un pacte de défiance.

Devant des milliers de maires assemblés, le président de la République était manifestement dans un oral de rattrapage. S’il a commencé sèchement son discours à l’adresse des élus, il a rapidement changé de registre pour leur dire ce qu’ils avaient envie d’entendre, poursuivant ainsi la « calinothérapie » entamée la veille par le Premier ministre.

Le Président Macron a rejoué son meilleur rôle, celui du candidat Macron, à travers un discours de campagne écrit sur mesure, mais très déclaratoire et malheureusement sans propositions réelles ni annonces nouvelles. Il aura souvent donné l’impression d’effleurer mille sujets sans jamais en approfondir aucun, que ce soit sur l’évolution de la fonction publique territoriale, la fiscalité locale, les économies de l’Etat pour financer la suppression de la taxe d’habitation (sur l’éducation ? le logement ? autres ?).

Le Président de la République aura surtout esquivé les sujets de fond, ceux qui fâchent et qui altèrent aujourd’hui les relations entre l’Etat et les collectivités locales. Sa vision recentralisatrice n’est pas partagée par nos élus locaux socialistes réunis au sein de la FNESR. Il défend la déconcentration ? Nous voulons la décentralisation dans la confiance. Il veut supprimer la taxe d’habitation ? Nous lui disons chiche, mais en exigeant qu’il garantisse en retour l’autonomie financières des collectivités locales, gage de la continuité et de la qualité du service public de proximité. Il veut promouvoir les expérimentations locales ? Nous y sommes favorables mais lui demandons de garantir le cadre national et la cohésion territoriale.

Ce long discours n’aura pas suffit à rassurer les élus. Le Parti socialiste forme toutefois le vœu qu’il ouvrira enfin un nouveau dialogue avec le gouvernement Macron-Philippe. Le Parti socialiste y prendra toute sa place pour faire entendre la voix des territoires et des élus locaux.

 

Parti socialiste - 24 novembre 2017

Affaire AIR COCAÏNE : Tout s'achète, même la fuite pour autant qu'on en ait les moyens !

Nous avons appris il y a deux jours que les deux pilotes condamnés à 20 ans d'emprisonnement en première instance en République Dominicaine pour trafic de cocaïne ont réussi à fuir le pays et rentrer en métropole pour, disent-ils, se rendre aux autorités françaises.

Comment rester impassible devant cet acte qui porte un sérieux préjudice aux deux autres ressortissants français eux aussi condamnés pour ce trafic de cocaïne mais restés en République Dominicaine.

En effet, seuls les deux pilotes ont pu "s'offrir" les services d'anciens commandos de marine et agents de la DGSE pour préparer et permettre leur évasion. Un hélicoptère aurait même été affrété pour faire diversion s'il l'avait fallu.

Les deux autres français dont un voit son état de santé se dégrader n'auraient à aucun moment été inclus dans ce plan d'évasion et se retrouvent même dans une situation délicate car ils pourraient faire les frais de l'évasion de leurs deux comparses et subir une sentence encore plus lourde.

Je déplore vraiment cet acte égoïste et discriminatoire de la part de ces deux pilotes qui arrivent presqu'en héros aux conférences de presse et sur les plateaux de télévision.j

Rappelons quand même que dans un petit falcon ils transportaient 680kg de cocaïne dans 26 valises bien visibles et entassées sur les fauteuils des passagers quand ces 4 personnes se sont fait arrêter.

  Octobre 2015

Camarades de Gauche, ne nous trompons pas d'élection!

La campagne des Régionales a commencé , on aurait pu s'attendre à ce que la Gauche, toute la Gauche ou aou moins tout les partis de gauche qui siègent au Conseil Régional s'unissent pour défendre leur bilan (bilan qu'ils ont discuté, amendé approuvé, réalisé).

 

Pendant toute la mandature, personne à gauche ne s'est opposé à la politique de la région, c'est bien la preuve que tous était d'accord globalement avec la politique menée...

 

Alors pourquoi ne pas s'unir dés le premier tour alors que la Droite dure et l'extrême Droite représentent un danger pour les citoyens de PACA.(voir le changement avec l'arrivée de la droite à la direction du département)

 

Pourquoi transformer cette élection en scrutin sur la politique Nationale  alors qu'il est question de  la seule  politique régionale que l'on a construite et menée ensemble

 

Politique en faveur des jeunes, des lycées , des transports avec la poursuite de la rénovation des TER et l'amélioration du réseau, politique en faveur de l'apprentissage, politique qui a crée de l'emploi dans différents secteurs.

 

Alors, il est encore temps de s'unir sur les valeurs qui nous sont communes pour bâtir une région  solidaire, dynamique ,une région où il fait bon vivre : respectueuse de tous quelles que soient leurs origines.

  

René Buatois - Octobre 2015

Le Code du travail :   responsable des freins à l'embauche donc du chômage… ?

Une simplification est sans doute nécessaire, on critique souvent son nombre de page importantes  3809,  certes mais est-il utile de rappeler que la réduction du chômage est d'abord lié à l’activité économique donc au remplissage du carnet de commande et pas à  l'épaisseur du code.

Les critiques fusent de toutes parts , la droite, le patronat, certains journaux, mais à ma connaissance les entreprises ne doivent- elles pas  prendre en compte:

 - le code du commerce 3790 pages, 

 - le code des sociétés 2814 pages,

 - les 2514 pages du code de la propriété intellectuelle,

 - les 3859 pages du code des impôts ; 

 - les 3805 pages du code de l'environnement.

 

Pour nous Socialistes, il nous faut réaffirmer que plutôt qu'en poids et mesures c'est en principes et en fonctionnalités qu'il faut aborder ce sujet, il nous faut aussi réaffirmer que si la protection des salariés a besoin de régulation. ce n'est pas seulement l’intérêt des salariés face a leurs employeurs mais également l’intérêt de l'entreprise que de pouvoir faire face à une concurrence loyale, donc organisée y compris sur les aspects sociaux.


René Buatois- Octobre 2015

La Cour Suprême Américaine légalise le mariage homosexuel dans tous les Etats

 

"Le Droit au Mariage est fondamental", Juge Anthony Kennedy, représentant de la Cour Suprême.

 

Il y a deux ans, la Cour Suprême avait déja décrété que le mariage n'était pas réservé qu'aux hétérosexuels.

Ce vendredi 26 juin, à 5 voix contre 4, cette Cour Suprême oblige les 14 derniers Etats opposés à ces mariages de les célébrer mais aussi de reconnaître ceux célébrés dans les autres Etats et à l'étranger.

 

Un nouveau grand pas qui mérite d'être relevé.

 

Un autre grand pas mérite encore d'être fait : l'interdiction de porter des armes dans tous les Etats !

 

Faites l'Amour, pas la Guerre !

 

 Juin 2015

Il y a 70 ans, les femmes s’exprimaient pour la première fois dans les isoloirs !

Après avoir enfin acquis le même droit de vote que les hommes, les françaises ont pu voter pour la première fois le 29 avril 1945. 

Si certains trouvent que la France a mis du temps à mettre sur le même pied d’égalité hommes et femmes devant l’isoloirs, on constate sur la liste ci-dessous que ce droit de vote des femmes a été obtenu à des dates très éloignées entre les différents pays européens.

 

Dates où les femmes ont obtenu le droit de vote et d’éligibilité au niveau national, sans aucunes restrictions.

§             1906: Finlande. 

§             1913: Norvège. 

§             1915: Danemark, Islande. 

§             1917: Russie. 

§             1918: Allemagne, Autriche, Estonie, Lettonie, Pologne. 

§             1919: Luxembourg, Pays-Bas. 

§             1920: Albanie, Tchécoslovaquie. 

§             1921: Lituanie, Suède. 

§             1928: Irlande, Royaume-Uni. 

§             1934: Turquie. 

§             1938: Roumanie. 

§             1944: Bulgarie, France. 

§             1945: Yougoslavie. 

§             1946: Italie. 

§             1947: Malte. 

§             1948: Belgique (dès 1921 au niveau local) 

§             1952: Grèce. 

§             1958: Hongrie. 

§             1960: Chypre. 

§             1962: Monaco. 

§             1971: Suisse. 

§             1973: Andorre et Saint-Marin. 

§             1974: Portugal. 

§             1975: Espagne. 

§             1984: Liechtenstein.

 

Un anniversaire qui mérite d’être signalé.

  Mai 2015

 

Nul ne peut être exclu du don de sang en raison de son orientation sexuelle

Ce vendredi 3 avril, les députés français ont voté à l'unanimité un amendement contre l'exclusion des homosexuels de la collecte du sang en France.

Peu le savent mais, depuis 1983, il est interdit aux homosexuels d'être donneurs de sang pour une raison "de risque accru de contamination par le virus du sida".

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a remis un avis favorable à l'amendement présenté par le député centriste Arnaud Richard.

La position du gouvernement, a-t-elle dit, est "de lever les discriminations relatives à l'orientation sexuelle, et de leur substituer un critère de comportement sexuel s'appliquant à l'ensemble des donneurs potentiels".

La ministre a annoncé avoir déjà reçu "les préconisations" d'experts que le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait jugé nécessaires, sur les risques épidémiologiques. Ceux-ci ont proposé en particulier de remplacer l'exclusion définitive par une exclusion de 12 mois, à l'image de ce qui se fait dans beaucoup de pays.

Pourtant, dans un avis rendu mardi, ce CCNE avait estimé que l'exclusion permanente des homosexuels du don du sang devait être maintenue, dans l'attente d'une réflexion collective et de nouvelles recherches ; ce qui a suscité la colère de plusieurs associations de défense des homosexuels.

Stéphanie Nicot, présidente de la fédération LGBT a réagit par la déclaration suivante : "C'est un comportement à risques qui doit aboutir à une exclusion, et encore temporaire, pas le fait qu'on est homosexuel ou qu'on a eu une relation homosexuelle il y a 20 ans".

Yohann Roszéwitch, président de SOS Homophobie, a également déclaré : "Nous sommes très déçus dans la mesure où la ministre avait été plutôt rassurante. On espère que cet avis ne sera pas suivi par le gouvernement".

10 des 28 pays de l'Union européenne sont passés d'une exclusion permanente à des contre-indications temporaires, de durée variable en fonction de la prise de risque sexuel.

En Italie, Espagne et Pologne, les exclusions temporaires sont du même ordre pour les comportements à risque hétéro ou homosexuels.

En France, en revanche, les interdictions temporaires (en général d'une durée de quatre mois) ne concernent que les hétérosexuels qui ont eu des rapports sexuels à risques (non protégés et/ou avec plus d'un partenaire au cours des quatre derniers mois).

 

Donneur de sang, je reçois régulièrement sur mon mail des avis de besoins de dons et des alertes sur les pénuries de sang. Il est absurde, je pense, de continuer à refuser aux homosexuels de donner du sang quand on sait qu'ils ne sont pas ni plus ni moins à risque que les hétérosexuels et que de toute manière le sang est analysé !

 

 - Avril 2015

Des hommes défilent en burqa à Kaboul

En ce 8 mars journée des droits de la femme, je souhaite relever un fait marquant et fort qui s’est tenu à Kaboul il y a 3 jours. En effet, des hommes ont défilé en portant des burqas en solidarité aux femmes afghanes. Ces hommes voulaient faire entendre aux responsables du pays que ce n’est pas en tenant des discours édulcorés dans des beaux palaces un jour par an que les violences faites aux femmes vont cesser.

 

Quelques jours auparavant, une jeune artiste afghane de 27 ans, Kubra Khademi, a porté une armure de fer dans les rues de Kaboul pour dénoncer les attouchements que subissent quotidiennement les femmes en pleine rue. Très rapidement, la jeune femme s’est retrouvée encerclée et victime de jets de pierres. Elle vit maintenant cachée car elle reçoit des menaces de mort suite à son acte dénonciateur et courageux.

- Mars 2015

Face au terrorisme, une nécessité : l'union des démocrates

Le terrorisme djihadiste international a répandu le sang au Danemark. Ce n’est donc pas aux seuls pays engagés dans des opérations militaires extérieures contre ses bastions armés qu’il s’attaque, mais à tous les États démocratiques pour ce qu’ils représentent et qu’il vomit : la liberté de conscience et d’expression, l’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine ou d’appartenance. Les attentats de Copenhague du 14 février sonnent comme une tragique répétition de ceux qui ont endeuillé la France début janvier. La liberté d’expression, les policiers, les juifs : les mêmes cibles étaient visées, avec la même violence. L’obscurantisme et l’antisémitisme renaissent au coeur même de l’Europe. L’action de la police et de la justice dira le détail de l’organisation de ces meurtres et qui les a fomentés.
Mais face au terrorisme, s’impose la nécessité absolue d’une union des démocrates la plus large possible. C’était l’esprit du 11 janvier en France, ce sera celui du peuple danois demain comme cela doit être celui de toutes les institutions, partis, associations et syndicats au niveau européen. Protéger les populations, ne pas céder à la peur et se rassembler, maintenir, contre ceux qui veulent sa mort, la liberté de penser et d’agir, jouer la solidarité contre les amalgames : c’est la réponse des démocrates qu’il faut opposer aux ennemis de la liberté.


René Buatois - Mars 2015

La laïcité seule garante de la liberté de conscience

Il nous  faut bien constater que les fanatiques de tous bords  mènent un combat acharné et souvent sanguinaire pour imposer au nom d’un dieu  une manière de penser et de concevoir le monde.
 En s’opposant à la liberté de croire autrement qu’eux ou de ne pas croire  du  tout ils s’opposent  à la plus fondamentale des libertés : la liberté de conscience. Or seule  la Laïcité permet la liberté absolue de conscience.
Tout état religieux impose une croyance. Toute religion d’état  impose sa manière de concevoir le monde.
Toute  implication officielle des « églises » dans la « chose publique » règle obligatoirement les relations des individus entre eux et leur rapport avec la société toute entière.
Seul un état laïque  garantit réellement le libre arbitre.
Des voix  se sont élevées pour remettre en cause la loi de 1905, (loi de séparation de l’église et de l’état) et remettre en cause notre laïcité, pourtant nous avons eu la démonstration de ce que  peuvent faire des fanatiques en prétendant agir au nom de leur religion.
Il est urgent de rappeler à tous petits et grands  qu’avant d’être  musulmans, catholiques, juifs, agnostiques,  nous sommes des hommes et des citoyens attachés aux valeurs fondamentales de la République :  Liberté-égalité-fraternité


René Buatois- Février 2015

La laïcité comme seul horizon

La France est un espace laïque où chacun est libre de croire ou de ne pas croire, de pratiquer ou non une religion du moment que l’expression de ses convictions religieuses ne dépasse pas l’espace privé qui lui est réservé. La France est un pays ou la liberté d’expression individuelle est libre, ou la liberté de la presse est garantie  par la constitution, mais dans le périmètre de la loi.
Pour ma part je suis très attaché à la loi de 1905, loi qui proclame à la fois la liberté religieuse et sa limite dans l’espace public. C’est ce qu’on appelle la Laïcité, valeur essentielle de notre société qui permet : « le vivre ensemble  sur notre territoire »
Ne tombons pas dans le piège que nous tendent certains  qui font commerce  de la peur et qui souhaiteraient que nous votions des lois d’exception sous le coup de l’émotion soulevé par le terrible drame que nous avons tous en mémoire
 Les terroristes islamiques et les islamophobes  mènent de leur coté un objectif commun : allumer la haine entre la communauté musulmane et  le reste de la communauté nationale afin de creuser un énorme fossé dont il serait difficile de sortir.
Gardons- nous des amalgames injustes car au-delà du risque communautariste que pourrait courir notre pays ce serait alors la victoire idéologique des fanatiques et des extrémistes  de tous poils.

René Buatois - Janvier 2015

Réflexions  laïques et citoyennes sur le blasphème

Les nouvelles orientations de l’Union Européenne  ont posé les bases de la protection internationale de la liberté de religion, de croyance, d’expression artistique, et de la liberté d’opinion, et, ce qui n’est pas le moindre,  la décriminalisation du blasphème.
Les attentats en France montrent combien il est important  d’abroger toutes les lois  sur le blasphème, Or, il subsiste encore, dans les départements d’Alsace et la Moselle, un « délit de blasphème » dans le «droit local des cultes »  délit toujours prévu et réprimé par l’art. 166 du droit pénal local.
 Ce que les dogmes religieux appellent « blasphème » est relatif aux seuls adeptes d’un culte donné, et ne saurait donc s’appliquer à l’ensemble des citoyens. Le blasphème est non seulement inconnu du droit de la République, mais légitime et autorisé. Seules sont interdites et sanctionnées pénalement les attaques contre les personnes ou les groupes de personnes, quand elles revêtent un caractère diffamatoire, raciste, antisémite, xénophobe, ou discriminatoire.
 . Il existe donc  une possibilité ouverte pour qui le souhaite, face à toute représentation artistique ou médiatique perçue comme offensante, d’appeler à la violence et d’en tirer prétexte  pour  troubler l’ordre public. Par conséquent, l’article 166  du droit local protège plutôt l’intolérance que la paix et la liberté de tous.
Pour  soutenir de façon crédible la liberté d’opinion et de religion, il me semble que la suppression de l’article 166 du Code pénal local en Alsace et en Moselle s’impose désormais de façon urgente. Partout  en  France, la liberté d’expression, cette liberté fondamentale  permet le droit de critiquer les religions, et de les tourner en dérision.
Il serait urgent d’abroger, par voie législative,  ce délit de blasphème dérogatoire aux lois de la République en Alsace et Moselle
Une telle abrogation ne porterait aucunement atteinte au libre exercice des cultes, puisque celui-ci est garanti partout en France par la Constitution et la loi du 9 décembre 1905. Cet acte symbolique me paraît un devoir du Parlement et du Gouvernement, à l’égard de la mémoire des victimes de la liberté d’expression, saluée le 11 janvier par des millions de personnes. Mettre fin à cette dérogation locale

potentiellement dangereuse  serait  la réaffirmation  de nos  libertés républicaines.


René Buatois- Janvier 2015

La cour de Cassation valide le mariage homosexuel d'un couple franco-marocain

Ce mercredi 28 janvier, après plusieurs rebondissements judiciaires, c'est la Cour de Cassation qui a validé le mariage d'un couple homosexuel franco-marocain.

A l'écoute de cette information à la radio, je me suis en effet dit que je ne m'étais jamais posé la question de l'application du mariage pour tous à des étrangers en France.

J'ai donc appris qu'il existe des conventions bilatérales avec d'autres pays, comme le Maroc, qui imposent que chacun des membres du couple doit se conformer aux lois de son pays.

Pourtant au Maroc, le mariage entre deux personnes de même sexe n'est pas autorisé.

Alors comment a tranché la Cour de Cassation pour valider ce mariage ?

Elle a tout simplement rappelé que la loi d'un des deux pays pouvait être écartée si elle était "incompatible avec l'ordre public".

Nous ne pouvons donc que nous réjouïr de voir que la plus haute juridiction a bien reconnu que le mariage pour tous était un droit fondamental et que s'y opposer constitue de fait une entrave à l'ordre public.

Et moi, bien que je ne connaisse pas les jeunes mariés, je leur souhaite beaucoup de bonheur après ce parcours difficile qu'ils ont gagné !

"Vive les mariés !"

 

- Janvier 2015

Un cortège d'un kilomètre pour la marche silencieuse à Martigues

Comme dans la plupart des villes (et même villages) de France ont eu lieu des marches ou rassemblements silencieux suite aux tristes évènements de la fin de semaine dernière.

Citoyens, défenseurs de notre République et de notre liberté et enfin martégaux, il était primordial pour mon épouse et moi-même de participer à cette marche.

Quelle ne fut pas notre surprise de voir le nombre importants d'habitants de notre de ville de tous âges présents à ce rassemblement citoyen pour "crier haut et fort" en silence notre refus d'accepter le climat de terreur et d'insécurité que veulent nous imposer ces terroristes. 

Samedi, malgré la douleur des tueries qu'a subi notre pays, au milieu de la foule pendant la marche et à l'écoute du poème récité par ces deux jeunes martégaux sur le parvis de l'hôtel de ville, j'ai senti mon cœur se réchauffer et le besoin de regarder cette foule qui m'a conforté dans l'idée que jamais nous ne nous laisserons intimider par de tels actes terroristes et que tous ensemble, quelles que soient nos croyances, nous continueront à condamner ces actes barbares.

 

Janvier 2015
Janvier 2015

Le musée de l’immigration enfin inauguré !

Voulu par Lionel Jospin en 2001 sous la présidence de Jacques Chirac, le musée de l’immigration a ouvert ses portes en octobre 2007 juste après l’élection de Nicolas Sarkozy.
Mais ce beau projet qui a permis de faire entrer l’immigration dans la culture du pays était loin de plaire à ce nouveau président fraichement élu qui aura essayé de créer un ministère de l’Identité Nationale. Son ministre controversé Eric Besson (ex-socialiste qui avait retourné sa veste lors de la campagne présidentielle de 2007)  a bien tenté une inauguration en 2009 mais il n’aura pu prononcer le moindre discours face à de jeunes sociologues remontés qui dénonçaient l'instrumentalisation des mouvements migratoires par le pouvoir en place.
En inaugurant enfin ce lundi 15 décembre 2014 ce musée dont la muséographie a été revue en 2013 pour s’orienter plus sur les arts et l’histoire que l’actualité et l’engagement politique, François Hollande entend bien marquer sa différence tant vis à vis de Nicolas Sarkozy que du Front National.
Nous ne pouvonds que nous en féliciter avec une petite interrogation tout de même : “Pourquoi avoir attendu la mi-mandat ?”
decembre 2014

Anniversaire de la dépénalisation de l'avortement

Le 26 novembre 1974, Simone Veil, alors ministre de la Santé, monte à la tribune de l'Assemblée nationale. Pendant une heure, elle prend la parole devant un hémicycle qui compte neuf femmes pour 481 hommes. Visiblement tendue, elle trébuche sur certains mots, mais sa voix est calme. Dans les tribunes, des femmes sont venues en masse écouter la ministre.
Après un discours applaudi par la gauche suivent 25 heures de débat. Simone Veil subit les insultes, qui viennent souvent de sa propre majorité, la droite. Deux députés diffusent dans l'hémicycle des battements d'un cœur de fœtus âgé de quelques semaines. Jean Foyer, ancien garde des Sceaux du général de Gaulle, parle d'« avortoirs » : des abattoirs où s'entasseraient des cadavres de petits hommes.

Simone Veil est aussi prise à partie. Ancienne rescapée des camps de concentration, elle écoute le député gaulliste Hector Rolland lui reprocher « le choix d'un génocide ». Au total, 74 orateurs prendront tour à tour la parole. La loi est finalement adoptée dans la nuit du 29 novembre 1974, puis promulguée en janvier 1975. Elle n'autorise l'interruption volontaire de grossesse (IVG) que pour cinq ans. Il faudra attendre 1979 pour que l'autorisation soit rendue définitive en France." (source www.rfi.fr)

 La majorité de gauche va faire voter à l'assemblée ce mercredi 26 novembre une résolution visant à "réaffirmer le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France".

Comment peut-on imaginer un seul instant que de jeunes générations, comme la mienne, qui ont toujours connu ce droit à l'avortement, puisse faire machine arrière et demander sa restriction ? Impossible me direz-vous et pourtant en décembre 2013, en Espagne le gouvernement Rajoy avait adopté un projet de loi de réduction considérable du droit d'avorter en Espagne alors que le gouvernement socialiste précédent avait en 2010 autorisé l’avortement jusqu’à quatorze semaines de grossesse pour toutes les femmes. Le projet ne permettait ainsi de recourir à une interruption volontaire de grossesse que dans deux cas : le viol, attesté par un dépôt de plainte ; ou un risque durable ou permanent pour la santé physique ou psychique de la mère, certifié par deux psychiatres. La malformation du fœtus n’était plus considérée comme un motif valable.
Fort heureusement, ce projet de loi a soulevé une levée de boucliers à gauche, ainsi que de fortes résistances jusqu’au sein du Parti populaire. Aujourd'hui ce projet n'a toujours pas été présenté au parlement espagnol où les conservateurs sont pourtant majoritaires.

Qu'aujourd'hui cette résolution soit votée majoritairement à l'assemblée afin de montrer que notre pays, notre gouvernement, nos habitants ne sont pas des conservateurs mais qu'en France, nous continuons et continuerons à aller de l'avant comme nous l'avons très justement fait avec le mariage pour tous et que nous regardons devant nous en nous préoccupant de notre avenir, de notre "vivre ensemble" et surtout que nous nous refusons à faire machine arrière sur ce que je qualifie de grandes, justes et égalitaires évolutions de notre société.

novembre 2014

 

Face à la crise, luttons pour garder nos Valeurs !

La société française est en crise : ce n’est pas un scoop : crise sociale, morale, politique.

Dans le même temps les Institutions connaissent un affaiblissement  sans précédent, dû à la méfiance, au manque de confiance à l’égard  de ceux qui les dirigent.

Mais  n’oublient-on pas un peu trop facilement les milliers d’élus  honnêtes qui se dévouent pour le Bien Public et dans l’intérêt de tous.


Prenons garde de ne pas en rajouter un peu trop lors de nos critiques car cette méfiance à l’égard de certains élus, exploitée par les extrémistes est vite généralisée à l’ensemble de la Classe Politique, et constitue un danger pour la démocratie.

Prenons garde, car à cause de cela on essaie insidieusement de nous imposer de nouvelles morales : Nationalistes et oh combien discriminatoires.

 

Pour nous Socialistes nous devons réaffirmer haut et fort, notre engagement, nos valeurs, rappeler notre combat pour la Liberté, la justice sociale, l’Egalité, la fraternité, L’égale Dignité de l’Homme quelle que soit sa Couleur ou sa Religion. Battons-nous pour défendre notre République Laïque qui seule peut nous permettre de lutter contre le Communautarisme et de mieux vivre Ensemble.

 

René Buatois - Novembre 2014
René Buatois - Novembre 2014

Non ! les CDI ne sont pas responsables du chômage !

Les medias relaient ces derniers jours une polémique sur le contrat de travail unique. Le sujet est ancien mais ses partisans voient dans l’accroissement du chômage et de la précarité un argument opportun pour relancer cette très mauvaise idée.

En résumé, les titulaires d’un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) seraient excessivement protégés et cette protection serait « payée » par les précaires titulaires de contrats de travail à durée déterminée (CDD). Dans une situation économique difficile offrant peu de visibilité à moyen et long terme, cette « surprotection » serait responsable de l’hésitation des entreprises à embaucher. Bref, la « rigidité » du CDI expliquerait largement le chômage et l’existence d’un seul contrat de travail se substituant aux actuels CDI et CDD permettrait au contraire de débloquer les embauches…


Si le manque de visibilité économique est réel, c’est l’absence durable de croissance qui en est la cause, pas la nature du contrat de travail. Un contrat unique ne relancerait en rien une économie française en mal de compétitivité et de consommation. Il aboutirait par contre à généraliser l’insécurité car tout le monde aura bien compris que ce contrat unique pour tous devrait avoir pour caractéristique d’être rompu à tout moment … Non seulement les précaires ne seraient pas davantage protégés mais les titulaires actuels de CDI seraient précarisés !  La norme en matière de contrat de travail doit rester le CDI. Certes il existe des situations spécifiques qui justifient le recours à des formes d’emplois temporaires. Mais, dans ce cas, celles-ci doivent être encadrées par des garanties offertes par des contrats de travail spécifiques : c’est ce qui existe aujourd’hui à travers les différentes formes de CDD.

C’est  à partir de ces outils juridiques que doit être régulé le marché du travail, en veillant à ce que le recours à tel ou tel contrat soit bien conforme à ses objectifs. Lorsqu’on sait qu’aujourd’hui, 80 % des embauches se font en CDD et que 70% d’entre eux sont d’une durée inférieure à un mois, le peu de visibilité économique est incontestablement une des principales explications. Mais l’abus de recours à des CDD  en est aussi parfois une autre qui mérite qu’on la combatte.

René Buatois - Novembre 2014
René Buatois - Novembre 2014

La lettre d'adieu de Reynaneh, la jeune iranienne pendue pour avoir tué son agresseur

Samedi dernier, le 25 octobre 2014 à Teheran en Iran, Reyhaneh Jabbari, une jeune femme de 26 ans n'a pu échapper à la loi du talion et a été pendue par décision de justice. Il y a 7 ans, cette victime d'une tentative de viol avait tué son agresseur en se défendant et s'est retrouvée accusée de meurtre puis condamnée à mort.  

 

J'ai souhaité profiter de la rubrique de paroles de militants pour vous permettre, camarades, de lire cette dernière lettre écrite à sa mère et traduite en français par le HuffingtonPost en espérant, mais j'en suis convaincu, qu'elle vous interpellera autant qu’elle m’a interpelé.

 

« Chère Sholeh, aujourd’hui j’ai appris que c’est à mon tour de faire face à Qisas (la loi du talion dans le système judiciaire iranien, ndlr). Je suis blessée d’apprendre que tu ne m’as pas laissé savoir que j’avais atteint la dernière page du livre de ma vie. Ne penses-tu pas que j’aurais dû savoir? Tu sais que ta tristesse me rend honteuse. Pourquoi ne m’as tu pas laissé la chance d’embrasser ta main et celle de papa?

Le monde m’a permis de vivre pendant 19 ans. Durant cette nuit inquiétante, j’aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un coin de la ville, et après quelques jours, la police t’aurait conduite dans le bureau du médecin légiste afin d’identifier mon corps et tu aurais appris que j’avais également été violée. Le meurtrier n’aurait jamais été retrouvé puisque nous n’avons ni leur richesse ni leur pouvoir. Tu aurais alors continué ta vie dans la douleur et dans la honte, et quelques années plus tard tu serais morte de cette douleur, voilà tout.

 

Néanmoins, avec ce maudit coup, l’histoire a changé. Mon corps n’a pas été jeté au loin, mais dans la tombe de la prison d’Evin et ses cellules d’isolement, et à présent la prison de Shahre Ray, qui ressemble aussi à une tombe. Mais tu dois céder au destin. Ne te plains pas. Tu sais mieux que moi que la mort n’est pas la fin de la vie.

 

Tu m’as appris que l’on vient au monde pour profiter d’une expérience et apprendre une leçon, et qu’avec chaque naissance, une responsabilité est placée sur notre épaule. J’ai appris que parfois l’on doit se battre. Je me souviens quand tu m’as raconté que l’homme s’est opposé à l’homme qui me flagellait, mais que ce dernier lui a fouetté la tête et le visage jusqu’à ce qu’il meure. Tu m’as dit que pour créer de la valeur, l’on devait persévérer même si un autre mourait.

 

Tu m’as appris que, puisque nous allons à l’école, nous devons nous comporter en dame face aux querelles et aux plaintes. Te souviens-tu à quel point tu insistais sur la façon dont on se comportait? Ton expérience était incorrecte. Quand cet incident s’est produit, mes enseignements ne m’ont pas aidé. Etre présentée à la barre m’a fait passer pour une meurtrière de sang-froid et une criminelle sans pitié. Je n’ai pas versé une larme. Je n’ai pas supplié. Je n’ai pas pleuré toutes les larmes de mon corps car je faisais confiance à la loi.

 

Mais j’ai été accusée d’être indifférente au crime. Tu vois, je ne tuais même pas les moustiques et je prenais les cafards par les antennes pour les jeter un peu plus loin. Désormais je suis devenue une meurtrière préméditée. Mon traitement des animaux a été interprété comme ayant un penchant masculin et le juge n’a même pas pris la peine de regarder les faits et de voir qu’au moment de l’incident j’avais de longs ongles vernis.

 

C’était si optimiste d’attendre de la justice de la part des juges ! Il ne s’est jamais interrogé sur le fait que mes mains ne sont pas épaisses comme celles d’une sportive, en particulier d’une boxeuse. Ce pays que tu m’as fait chérir n’a jamais voulu de moi et personne ne m’a soutenu quand, sous les coups des interrogateurs, je criais et j’entendais les mots les plus vulgaires. Quand j’ai perdu mon dernier signe de beauté en me rasant les cheveux, j’ai été récompensée : 11 jours en cellule d’isolement.

 

Chère Sholeh, ne pleure pas pour ce que tu entends. Le premier jour, au poste de police, quand un vieil agent non marié m’a brutalisé à cause de mes ongles, j’ai compris que l’on ne recherche pas la beauté dans cette ère. La beauté des apparences, la beauté des pensées et des souhaits, une belle écriture, la beauté des yeux et de la vision, et même la beauté d’une douce voix.

 

Ma chère mère, mon idéologie a changé et tu n’en es pas responsable. Ma lettre est interminable et je l’ai donné à quelqu’un pour que, lorsque je serai exécutée sans ta présence et sans ton savoir, elle te sera donnée. Je te laisse ce matériel écrit en héritage.
Cependant, avant ma mort, je veux quelque chose de toi, que tu dois me fournir avec toute ta force, quelle que soit la manière dont tu l’obtiens. En fait, c’est la seule chose que je veux de ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu as besoin de temps pour cela.
Je vais donc te raconter une partie de mon vœu dès maintenant. S’il te plaît, ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire une telle lettre qui serait approuvée par le chef de la prison ; alors une fois de plus, tu dois souffrir à cause de moi. Pour cette chose seulement, je t’autorise à supplier, bien que je t’ai dit à maintes reprises de ne pas supplier de me sauver de l’exécution.

 

Ma tendre mère, chère Sholeh, qui m’est plus chère que ma propre vie, je ne veux pas pourrir sous terre. Je ne veux pas que mes yeux ou mon jeune cœur deviennent poussière. Tu dois les supplier pour que, dès que je serai pendue, mon cœur, mes reins, mes yeux, mes os et tout ce qui peut être transplanté soit retiré de mon corps et donné à quelqu’un qui en a besoin. Je ne veux pas que le receveur connaisse mon nom, ni qu’il m’achète des fleurs ou même qu’il prie pour moi.

 

Je te le dis depuis le plus profond de mon cœur : je ne veux pas d’une tombe où tu viendrais pleurer et souffrir. Je ne veux pas que tu portes du noir pour moi. Fais de ton mieux pour oublier mes jours difficiles. Donne-moi au vent, afin qu’il m’emporte.

 

Le monde ne nous a pas aimé. Il n’a pas voulu mon destin. Et à présent, je lui cède et j’embrasse la mort. Car dans la cour de Dieu, j’accuserai les inspecteurs, j’accuserai l’inspecteur Shamlou, j’accuserai le juge, et les juges de la Cour Suprême du pays qui m’ont tabassée quand j’étais éveillée et n’ont eu cesse de me harceler.

 

Dans la cour du Créateur, j’accuserai le Docteur Farvandi, j’accuserai Qassem Shabani et tous ceux qui, par ignorance ou avec leurs mensonges, m’ont fait du mal et ont piétiné mes droits et n’ont pas tenu compte du fait que parfois, ce qui semble être la réalité ne l’est en fait pas du tout.

 

Ma chère et tendre Sholeh, dans l’autre monde c’est toi et moi qui sommes les accusatrices et les autres qui sont les accusés. Nous verrons ce que Dieu désire. Je voulais t’embrasser jusqu’à ce que je meurs. Je t’aime. »

 Octobre 2014

 

Attention Danger !

Certains aspects du projet d’accord économique et commercial global entre l’Union européenne (UE) et le Canada (CETA) dont les négociations sont en voie d’achèvement, posent de sérieux problèmes. Nous devons contester le recours à un mécanisme de règlement des différends entre Investisseurs internationaux et Etat (RDIE) qui porte atteinte au pouvoir des Etats de défendre l’intérêt général. L’existence de tels dispositifs dans des accords en vigueur montre que les abus des multinationales sont nombreux. Il s’agit ni plus ni moins que de contourner le droit en vigueur au sein des États. En outre, nous ne pouvons accepter que ce point soit tranché alors même que la Commission européenne doit analyser les résultats de la consultation sur le RDIE présent dans le projet d’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE. Le chapitre « développement durable » du projet d’accord Canada / UE ne comporte pas de clauses contraignantes ni de mécanisme de sanction en matière de normes du travail ou de protection de l’environnement. La Commission européenne s’y serait opposée alors que des études réalisées par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ont montré l’utilité de ce type de clauses. Le chapitre sur la libéralisation des services est fondé sur une « liste négative » pour l’application du principe de « traitement national ». Ainsi, les États doivent énumérer les services qu’ils veulent soustraire à cette clause selon laquelle les services importés et ceux fournis localement doivent être traités de la même manière. Cette disposition est dangereuse car, le principe de « traitement national » s’appliquant donc à tous les services non énumérés, tout oubli est donc fatal. De plus, l’enseignement privé et les soins de santé privés figurent parmi les secteurs à libéraliser ce qui nuira forcément à la viabilité des systèmes publics d’enseignement et de soins de santé. Le projet d’accord commercial entre le Canada et l’UE ainsi que celui entre les États-Unis et l’UE mériteraient une large information ce qui aujourd’hui fait cruellement défaut. Il n’est pas acceptable que le mandat de négociation donné à la Commission européenne reste confidentiel et qu’un suivi ne soit pas assuré. Certes, la politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne mais elle ne peut être conduite à l’insu des citoyens européens. Les négociations doivent associer toutes les parties prenantes. Nous devons revendiquer un accord commercial qui améliore les conditions de vie et de travail de chaque côté de l’Atlantique, et qui s’oppose à toute tentative de réduire les normes et de nuire à la prise de décision démocratique. Nous devons militer pour un accord exemplaire avec le Canada car ce dernier va servir de référence pour l’accord avec les États Unis et sera utilisé comme modèle par bien des pays à travers le monde.

René BUATOIS- Septembre 2014
René BUATOIS- Septembre 2014

La réforme des rythmes scolaire, une nécéssité !

Cette réforme a suscité bien des critiques dont certaines tout­- a- fait justifiées notamment en ce qui concerne  l’organisation des activités après l’école à la charge des communes, mais il me parait important de rappeler les buts de cette réforme .


Un constat : l’extrème concentration du temps d’enseignement  était :  
- source de fatigue et de difficultés scolaires,
- les résultats des écoliers français se dégradaient au fil de tous les classements internationaux . Une semaine courte de 4 jours contre 5 voire 6 jours chez nos voisins européens. Un horaire annuel important 864 heures contre 774 ou au plus 821 en  moyenne selon l’âge des écoliers . Une  année scolaire concentrée sur 36 semaines. Le nombre de jours d’école le plus faible des pays de L’OCDE : 144 jours contre187  en moyenne.


Face à ce constat ne fallait- il pas réagir et prendre les mesures nécessaires ?  pour mieux apprendre et favoriser la réussite de tous, il fallait mettre en place une nouvelle organisation du temps scolaire plus respectueuse des rythmes d’apprentissage et de repos des enfants :

- une semaine de 9 demi- journée qui favorise une meilleure répartition des heures de classe sur la semaine.

- une durée d’enseignement de 5 h 30 maximum par jour

- une ½ journée n’excédant pas 3 heures 30

- une pause méridienne d’au moins 1 h30

- la mise en place d’activités pédagogiques complèmentaires

Voilà quels étaient les objectifs pédagogiques de cette réforme, tant décriée mise en place cahin-caha par ce gouvernement.

Il faudrait aussi tendre vers un système d’alternance régulière des périodes scolaires et des périodes de vacances  c’est à dire 7 semaines d’école suivies de 2 semaines de vacances, ce système fait globalement consensus pour tous ceux qui ont à cœur l’intérêt de l’enfant, mais que pèse  cet intérêt face aux intérêt économiques du Tourisme, des transports etc…

 

René Buatois
Trésorier

 

Qu'est-ce que la croissance ?

La croissance est le taux d’augmentation du PIB d’une année sur l’autre. Qu’est-ce que donc le PIB ? il s’agit du produit intérieur brut. Celui-ci se mesure en ajoutant la valeur ajoutée de toutes les organisations situées sur le territoire national. Les organisations sont les entreprises privées, les entreprises publiques, les associations, les administrations, les institutions financières de banque et d’assurance.

Chaque année, si ce PIB augmente de 1 % il s’agit uniquement de l’amélioration de la productivité (investissements matériels et humains, expérience des salariés etc…).

Si le PIB augmente, il permet l’augmentation des recettes de l’Etat puisque la TVA (taxe sur la Valeur Ajoutée) est plus importante, les impôts sur les sociétés et les particuliers sont plus élevés.

Si le PIB stagne ou diminue), les recettes fiscales de l’Etat diminuent et les charges de l’Etat augmentent pour les aides sociales (chômage, sécurité sociale, etc…)

Le gouvernement doit donc mener une politique de relance par la redistribution, mais cela coûte cher et si on augmente les dépenses (les aides octroyées), on aggrave le déficit du budget.

Tout l’art du gouvernement actuel est de trouver le juste équilibre entre recettes et dépenses dans le budget tout en n’aggravant pas la dette qu’il faut rembourser d’une part et qui coûte cher (les intérêts) d’autre part.

Augmenter les recettes, c’est  augmenter les impôts directs ou indirects sur les personnes et les entreprises. Globalement, il est facile d’établir le niveau nécessaire des recettes en établissant un taux de croissance prévisionnel. Mais ensuite, il faut répartir ces recettes entre les différents agents de l’économie. Les entreprises doivent être performantes sur les marchés européens et internationaux, les particuliers consommeront plus s’ils payent moins d’impôt. Si l’on fait payer moins d’impôt aux plus hauts revenus, on n’incite pas à la prise de risques dans la création et l’innovation (à mon avis, cela ne concerne pas les footballers de haut niveau et malheureusement pas les médecins et chirurgiens qui sauvent nos vies tous les jours).

Alors quand on connaît toutes ces contraintes, on peut comprendre que le gouvernement actuel marche sur des œufs, que nos ministres peuvent être conduits à s’adapter ou modifier ce qu’ils avaient prévu au vu de l’évolution d’indicateurs nationaux, européens ou mondiaux.

Il est évident que la dette de la Nation trouvée en 2012 ne facilite pas le travail et les choix politiques d’aujourd’hui. La critique est aisée, l’art l’est moins.

On entend beaucoup de critiques mais qui ou quel parti politique a un projet cohérent de remise en état économique du pays tout en étant équitable entre les ménages de faible revenu, de catégories dites classes moyennes et les hauts revenus d’une part, les entreprises d’autre part.

Qui a une meilleure idée d’équilibre entre les impôts directs et indirects ?

On connaît le choix qu’avait fait l’UMP : plafonner les impôts des riches avec le bouclier fiscal à 50 %, augmenter la TVA à 21.2 %, bloquer les tranches fiscales des revenus etc…

Alors une fois de plus, ayons confiance, nous sommes bien gouvernés !

 

Robert Olive

Novembre 2013

L’information fuse au travers des médias, télévision bien sur, mais aussi internet, réseaux sociaux et la presse traditionnelle.
Les sondages se succèdent les uns aux autres pour dénombrer le nombre de satisfaits ou d’insatisfaits du Président de la République.
Vive l’information et vive la liberté d’expression si ce n’est que la véritable démocratie n’est pas de donner des chiffres sans analyse.

Alors posons-nous la question du véritable sens de la soi-disant impopularité du chef de l’Etat.

D’abord nous vivons dans un monde dit « en temps réel », ce qui signifie que tout le monde souhaite une réponse immédiate à son problème dès qu’il pense l’avoir posé.
On peut aussi dire que la position « au dessus de la mêlée » du chef de l’Etat conforme à l’esprit des institutions de la Vème République est passée pour 2 raisons :
-    La concordance du mandat présidentiel et du mandat législatif depuis 2002 facilite la confusion entre chef de l’Etat et chef d’un parti. François Hollande s’efforce de clarifier cet élément.
-    Le précédent président, chef de l’Etat ne s’est jamais situé au dessus des partis puisqu’il est (quasiment) resté Président de l’UMP pendant tout son mandat !

Depuis 2012, les partis politiques d’opposition mettent tout en œuvre pour dévaloriser la personne même du Président de la République.

En effet, il y a critique systématique des interventions ou des actions de François Hollande. Les journalistes ne mettent pas toujours en évidence le ridicule de ces détracteurs. L’annonce de la hausse de la TVA à 20% (au lieu de 19,6 %, le 1er janvier 2014) très critiquée par COPE a-t-elle fait oublier que la droite avait voté un taux de TVA à 21,6 % à partir du 1er octobre 2013 ?
Jean Luc Mélenchon qui critique si violemment les ministres en exercice a-t-il oublié qu’il détient le record d’enseignants dans la rue lorsqu’il était ministre de l’enseignement professionnel ? Le parti communiste a-t-il oublié que lorsqu’il a eu le courage de participer au gouvernement il (Jean-Claude Gayssot, ministre des transports de Lionel Jospin) privatise Air France.

Par ailleurs, on peut se demander s’il est normal pendant une allocution du chef de l’Etat sur France 2, et avant même que son intervention ne soit terminée, que les opposants critiquent déjà de façon négative et non constructive sur une autre chaîne.

La conséquence de tout ça, c’est la montée du Front National qui pose surement les bonnes questions mais n’y apporte que des solutions simplistes. Cela nous couterait cher (d’un point de vue démocratique et économique) d’essayer. Mais on a déjà essayé, à Toulon, à Vitrolles, à Orange ! Alors, certes leurs thèses font illusion mais si l’euro n’a pas que des avantages, revenir au franc n’a plus aucun sens ! Améliorer la sécurité des personnes ; que Marine Le Pen nous dise comment pourrait-elle faire mieux que ce que fait notre excellent ministre de l’intérieur.

Alors, plaignons-nous de tout ce que nous n’avons pas mais soyons conscient que la situation des français s’est fortement détériorée dans les 5 années précédentes du fait de la crise certes, mais aussi de la droite très libérale au pouvoir.

Ayons confiance en François Hollande, seul capable aujourd’hui de faire une politique qui compose entre déficits budgétaires à diminuer et austérité à éviter.

Robert Olive

Septembre 2013

Disparition de Stéphane Hessel

Stéphane Hessel avait conduit notre réflexion et porté nos idées sur la motion 4 pour le congrés du parti socialiste dont j'étais un des signataire ainsi qu'un de ces  représentants au bureau fédéral des Bouches du Rhone.
 
A la question quel message  voudriez-vous laisser aux " indignés " de cette Terre il a répondu::
 
Ne restez pas au stade de l'indignation , mais faites preuve de responsabilité en vous engageant.Changez ce monde ,éprouvez de la compassion et soyez les citoyens d'une authentique société mondiale.!!!
 
Tu dois changer ta Vie !! Pourquoi es-tu indigné ? Parce que tu n'as pas encore changé  ta Vie . Alors vite agis ,sans idées il est impossible d'avancer!
 

Pour Stéphane Hessel  la compassion comprend la tolérance ,l'écoute,la pitié, l'empathie, la compréhension , la participation; bref les forces solidaires de l'humanité.

 

Jean Vanacker

Mars 2013